Vous avez peut-être déjà vécu cette sensation : votre cœur s'emballe pour « rien », vous vous figez sans raison apparente, ou vous vous sentez constamment sur le qui-vive, même dans des situations objectivement sûres. Et pourtant, vous n'arrivez pas à vous calmer, même en le voulant vraiment.
Ce n'est pas une faiblesse. Ce n'est pas « dans votre tête ». Votre système nerveux cherche avant tout à vous protéger.



Le système nerveux, votre gardien silencieux


Votre système nerveux travaille sans relâche, bien en dessous du niveau de votre conscience. Sa mission première est de vous maintenir en vie et en sécurité. Pour cela, il analyse en permanence votre environnement, les sons, les visages, les sensations corporelles et les interactions avec les autres. Il évalue rapidement ce qui lui semble sûr ou menaçant.
Il ne fait cependant pas toujours la différence entre une menace physique immédiate et une situation vécue comme dangereuse. Une réunion stressante, une dispute par message ou un souvenir douloureux peuvent ainsi provoquer des réactions corporelles intenses.

C'est dans cette perspective que la théorie polyvagale propose une manière de comprendre les liens entre le système nerveux, les émotions, le stress et les relations.



La théorie polyvagale et la compréhension du stress


Développée par le neuroscientifique Stephen Porges dans les années 1990, la théorie polyvagale a proposé un nouveau cadre pour réfléchir au fonctionnement du système nerveux autonome, notamment dans les situations de stress, de menace et de relation.
Dans cette approche, différents états physiologiques peuvent influencer notre manière de ressentir, de penser et d'entrer en relation.



L'état de sécurité : vagal ventral

Lorsque nous nous sentons suffisamment en sécurité, il devient plus facile de penser clairement, d'être attentif, de créer du lien avec les autres et d'accéder à nos ressources. La respiration peut être plus régulière, la voix plus posée et le corps davantage disponible.
L'état de mobilisation
Lorsqu'une situation est perçue comme menaçante, l'organisme peut se mobiliser. Le rythme cardiaque augmente, l'attention se focalise sur ce qui pourrait représenter un danger et l'énergie se prépare à l'action.
Cet état peut notamment s'accompagner d'anxiété, d'irritabilité, de tension corporelle ou d'hypervigilance.


L'état d'immobilisation

Lorsque la situation est vécue comme trop intense ou impossible à gérer, certaines personnes peuvent ressentir une forme de retrait ou de déconnexion. Elles peuvent avoir l'impression d'être absentes, engourdies ou coupées de leurs émotions et de leur environnement.
Ces réactions peuvent être particulièrement difficiles à comprendre lorsqu'elles surviennent sans que l'on identifie clairement ce qui les déclenche.



Ce que cette approche peut changer

Comprendre ses réactions à travers le fonctionnement du système nerveux peut permettre de porter un regard différent sur soi.
Une réaction intense ne signifie pas nécessairement que vous êtes « trop sensible », faible ou incapable de gérer ce qui vous arrive. Elle peut être comprise comme une réponse de protection construite au fil de votre histoire et de vos expériences.

En psychothérapie, ce travail permet d'explorer ces réactions, d'identifier ce qui les déclenche et de développer progressivement de nouvelles façons d'y répondre.



Ce que nous pouvons explorer ensemble en séance

Un accompagnement inspiré de la théorie polyvagale peut notamment permettre de mieux repérer les signaux corporels associés aux différents états de stress, de comprendre les situations qui favorisent certaines réactions et d'identifier les ressources qui vous aident à retrouver davantage de stabilité.
Le travail peut s'appuyer sur l'attention portée aux sensations corporelles, la respiration, l'identification des émotions, les ressources personnelles et la compréhension des schémas relationnels.

L'objectif n'est pas de contrôler chaque réaction du corps, mais d'apprendre progressivement à mieux la comprendre et à développer une relation différente avec elle.



Pour qui cette approche peut elle être utile ?

Cette approche peut être pertinente si vous vivez une anxiété persistante, des attaques de panique, une forte hypervigilance, un épuisement professionnel, des conséquences liées à des expériences traumatiques, une impression de déconnexion de vous-même ou de vos émotions, ou encore des difficultés relationnelles répétées.
Elle peut également être intéressante lorsque vous avez déjà beaucoup réfléchi à ce que vous vivez, mais que vous avez le sentiment que votre corps continue à réagir comme s'il était en danger.



Une approche qui prend aussi en compte le corps

Le stress ne se manifeste pas uniquement dans les pensées. Il peut également se traduire par des sensations corporelles, des changements dans la respiration, le rythme cardiaque, la tension musculaire ou le niveau d'énergie.
Porter attention à ces signaux peut aider à mieux comprendre ce qui se passe en soi.

En séance, nous pouvons apprendre à les observer avec davantage de curiosité et moins de jugement, afin de mieux comprendre vos réactions et vos besoins.



Faire le premier pas peut demander du courage. Si vous hésitez, vous pouvez simplement prendre contact afin d'échanger sur votre situation avant de décider si un accompagnement vous convient.
Il n'est pas nécessaire d'avoir une raison particulière ou de savoir exactement ce qui ne va pas pour consulter. Le sentiment que quelque chose mérite d'être compris ou exploré peut déjà constituer un point de départ.

Faites le premier pas vers la paix et l'épanouissement

Prêt-e à commencer ? Réservez dès aujourd'hui votre séance, et ouvrons ensemble le chemin vers votre transformation intérieure.

Faites le premier pas vers la paix et l'épanouissement

Prêt-e à commencer ? Réservez dès aujourd'hui votre séance, et ouvrons ensemble le chemin vers votre transformation intérieure.

Faites le premier pas vers la paix et l'épanouissement

Prêt-e à commencer ? Réservez dès aujourd'hui votre séance, et ouvrons ensemble le chemin vers votre transformation intérieure.